Solidarités féministes
Se serrer les coudes
Comme mentionné lors de la création de la programmation du printemps 2025, le contexte sociopolitique des dernières années est étourdissant et les droits humains sont mis à mal, entre autres par la montée de la droite conservatrice. Les droits des femmes et des minorités, acquis dans les dernières décennies, sont de plus en plus remis en question quand ils ne sont pas tout simplement bafoués. Les commentaires haineux envers les femmes, les féministes, les personnes issues de la diversité culturelle et la diversité de genre sont de plus en plus décomplexés et ceux qui les prononcent s’affichent sans gêne. Que faire ? On se serre les coudes, on s’informe, on s’entraide, on résiste, on agit ! En novembre 2024, au lendemain des élections aux États-Unis, Mères au front publiait une citation de Martine Delvaux, avec un extrait de leur cri du cœur.
« Nous bercerons d’un bras et brandirons l’autre. L’amour de nos enfants est notre arme de construction massive, pour la suite du monde. »
Nos cœurs et solidarités féministes vont vers toutes celles qui résistent, agissent, vers celles qui osent parler, revendiquer, dénoncer. Elles le font pour elles-mêmes et pour toutes celles qui ne peuvent prendre la parole.
Nos solidarités vont vers ces femmes engagées remettant en question la montée de la droite et ses impacts sur les conditions de vie et les droits des femmes, des humain·e·s. Elles dénoncent les violences faites aux femmes, demandent un système judiciaire adapté aux réalités des victimes, refusent le système patriarcal colonialiste, un système économique sauvage qui priorise les profits au détriment du vivant, dénoncent l’absence de courage de mettre en place une politique environnementale ambitieuse, etc. Toutes nos solidarités envers :
- Les Courageuses ;
- Gisèle Pélicot ;
- Marie-Élaine Guay ;
- Léa Clermont Dion ;
- Vanessa Destiné ;
- Josiane Cossette ;
- Électrique D. Kimm ;
- Abattoir ;
- Mères au front ;
- Martine Delvaux ;
- Et tant, tant d’autres.
Ces femmes sont soit journalistes, écologistes, écrivaines, documentaristes, artistes, universitaires. Elles résistent jour après jour à des attaques haineuses, au harcèlement et aux violences verbales sur leurs médias sociaux et de la part de certains « animateurs » des différents médias. Il semble ne plus y avoir de limite aux violences via certains médias.
Ces femmes, elles sont aussi chacune de nous, nos sœurs, nos mères, la caissière à l’épicerie, l’infirmière de ma mère, mon amie qui se fait harceler dans la rue. Chacune d’elles, chacune de nous à notre façon, avec les moyens qui nous sont accessibles, nous nous serrons les coudes. Nous dénonçons, nous posons des questions, nous sensibilisons pour mettre en relief ce qui tente d’être masqué, invisibilisé.
Pour terminer sur une note pleine d’espoir, c’est à Québec qu’aura lieu, le 18 octobre 2025, la 6e édition de la Marche mondiale des femmes (MMF). Nous marcherons pour une société basée sur les valeurs féministes qui place l’économie au service du vivant. Pour en savoir plus sur l’historique de ce mouvement et comprendre ce pourquoi nous allons marcher debouttes et fières, consultez cette vidéo : https://tinyurl.com/nhbzu9s4
Jusqu’en octobre 2025, nous nous mobiliserons et nous marcherons aux côtés de centaines de personnes engagées pour un monde plus juste. Serez-vous avec nous ?
À l’instar d’Électrique D. Kimm, directrice générale et artistique de la compagnie Les Filles électriques, nous avons plus que jamais « envie de faire entendre des voix fortes et impertinentes, des points de vue diversifiés, des revendications et des affirmations, des questionnements et des déceptions, des coups de gueule ou de tendresse, des élans de solidarité, des paroles provocantes ou sarcastiques. [Nous voulons vous] présenter des artistes [que nous admirons], des femmes inspirantes, courageuses et libres. »